MICROSOFT RENONCE à SON SIèGE AU SEIN DU CONSEIL D'ADMINISTRATION D'OPENAI

BRUXELLES (Reuters) - Microsoft a renoncé à son siège d'observateur au sein du conseil d'administration d'OpenAI, qui avait attiré l'attention des autorités de régulation des deux côtés de l'Atlantique, le géant la technologie estimant que sa présence est rendue obsolète par l'amélioration significative de la gouvernance de la société d'intelligence artificielle (IA). Le groupe américain occupait

BRUXELLES (Reuters) - Microsoft a renoncé à son siège d'observateur au sein du conseil d'administration d'OpenAI, qui avait attiré l'attention des autorités de régulation des deux côtés de l'Atlantique, le géant la technologie estimant que sa présence est rendue obsolète par l'amélioration significative de la gouvernance de la société d'intelligence artificielle (IA).

Le groupe américain occupait un siège sans droit de vote au conseil d'administration d'OpenAI en novembre dernier, lorsque Sam Altman a repris son poste de directeur général à la tête de la start-up créatrice du logiciel ChatGPT.

Le siège permettait notamment à Microsoft d'assister aux réunions du conseil d'administration d'OpenAI et d'accéder à des informations confidentielles.

Le rapprochement entre les deux groupes, qui s'était également traduit par un investissement de plus de 10 milliards de dollars de Microsoft, avait suscité l'inquiétude des autorités de la concurrence en Europe, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.

Microsoft a invoqué les nouveaux partenariats, l'innovation et la croissance de la clientèle observés depuis le retour de Sam Altman pour justifier l'abandon du siège.

"Au cours des huit derniers mois, nous avons constaté des progrès significatifs de la part du nouveau conseil d'administration et nous sommes confiants dans la direction de l'entreprise. Compte tenu de tout cela, nous ne pensons plus que notre rôle limité d'observateur soit nécessaire", a indiqué Microsoft dans une lettre adressée à OpenAI et datée du 9 juillet.

Le mois dernier, l'autorité européenne de la concurrence a déclaré que le partenariat ne serait pas soumis aux règles en matière de fusions, étant donné que Microsoft ne contrôle pas OpenAI, mais qu'elles requiéreraient l'avis de tiers sur les clauses d'exclusivité contenues dans l'accord.

En revanche, la Grande-Bretagne et les États-Unis s'inquiètent toujours de l'influence de Microsoft sur OpenAI et de l'indépendance de la start-up vis à vis du géant de la technologie.

(Reportage Foo Yun Chee à Bruxelles et Krystal Hu et Jeffrey Dastin à San Francisco ; version française Pauline Foret ; édité par Augustin Turpin)

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